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Pour un nouveau statut du travail salarié

Collègues, camarades,

Assez de cette précarité généralisée qui nous ronge !
Assez de contrats précaires, de CDD en cascade, de temps partiels imposés qui volent notre dignité et notre avenir !
La CGT le martèle depuis des années : il est temps de rompre avec ce système qui lie nos droits au bon vouloir d’un employeur, d’une entreprise ou d’un service public soumis aux logiques libérales.

Face aux attaques incessantes du patronat et du gouvernement – réformes Macron, ordonnances travail, destruction des statuts – nous réaffirmons notre revendication centrale : un nouveau statut du travail salarié, applicable à tous, du privé comme du public, pour garantir des droits individuels et collectifs cumulatifs, progressifs et transférables d’un emploi à l’autre. C’est une arme pour reconquérir notre pouvoir et briser les chaînes de la subordination !

Le constat amer : un système qui nous broie pour enrichir les puissants
Aujourd’hui, nos droits dépendent d’un contrat de travail précaire, d’une convention collective éclatée ou d’un statut public en miettes.
À la DGFiP, comme ailleurs, on nous impose des mobilités forcées, des réorganisations absurdes, des externalisations qui nous transforment en sous-traitants de notre propre mission.

Le « Livre vert » européen n’est qu’un cheval de Troie pour la flexibilité totale : allègement des normes, mise en concurrence des salariés, destruction des solidarités.
Résultat ? Des millions de travailleurs exclus, précarisés, sans filet de sécurité.
La CGT dénonce cette offensive : le patronat et le gouvernement veulent nous réduire à des « ressources humaines » interchangeables, au service de leurs profits !
Mais nous ne sommes pas des pions. Nous sommes les productrices et producteurs de richesses, et nos droits ne peuvent plus être hypothéqués par un employeur.

C’est pourquoi, dès 2018, la CGT a tracé la voie avec sa fiche revendicative n°6 : un statut du travail salarié qui dépasse le cadre du contrat individuel.
Des droits attachés à la personne du salarié, opposables à tout employeur, soutenus par un socle interprofessionnel.
Respectant la hiérarchie des normes et le principe de faveur, ce statut est une arme collective pour imposer le progrès social.

Des droits individuels solides : parce que notre vie ne se négocie pas !
Oubliez les miettes octroyées par des accords d’entreprise bidons. La CGT exige un socle de droits individuels transférables, liés au travail réel et non à un bout de papier.

Imaginez :

– Un CDI ou un emploi statutaire à temps complet comme norme absolue, sans exception pour les « besoins de flexibilité » patronaux.

– Un salaire progressif, indexé sur la qualification et l’ancienneté, avec un doublement du revenu à la retraite par rapport à l’entrée dans la vie active (à valeur constante). Fini les salaires de misère qui stagnent pendant que les actionnaires s’enrichissent !

– Une formation continue qualifiante : au moins 10 % du temps de travail, choisie par le salarié, rémunérée et comptabilisée comme du temps travaillé. Pas de formation gadget, mais un vrai droit tout au long de la vie pour monter en compétences et en pouvoir.

– Un temps de travail respectueux de la vie privée et familiale, avec des congés élargis et une protection sociale intégrale : santé au travail, retraite décente, complémentaire santé universelle.

– La sécurité sociale professionnelle, pour que les transitions ne soient pas des pièges mais des tremplins.

Ces droits ne s’effacent pas à chaque rupture de contrat. Ils voyagent avec vous, d’une boîte à l’autre, d’un service public à un autre. Et pour les mobilités imposées ? Elles seront encadrées à outrance : indemnisation intégrale, maintien des acquis, et veto possible si elles nuisent au salarié. Non à la mobilité forcée qui sert les restructurations patronales !

Des droits collectifs puissants : la reconquête par la solidarité
Un statut sans force collective, c’est une coquille vide. La CGT porte haut et fort le droit à la représentation syndicale renforcée, à la négociation loyale et égalitaire. Dans chaque entreprise, service ou branche :

Droit d’intervention des salariés dans les choix stratégiques : on ne signe plus à l’aveugle les plans de licenciement ou de privatisation !
Information et expression permanentes, avec des CHSCT/CST/CSA boostés et des conseils d’entreprise démocratisés.
Négociation collective interprofessionnelle pour un socle commun, opposable à tous les employeurs.

À la DGFiP, cela signifie : fin des réformes imposées sans consultation réelle, droit de regard sur les suppressions de postes, et une vraie démocratie dans les services. Les droits collectifs sont notre bouclier : ils rendent les individuels inattaquables !

Transférabilité : la clé pour une mobilité émancipatrice, pas subie
La grande innovation de ce statut ? La transférabilité des droits, conditionnée pour que chaque changement d’emploi soit un progrès, pas une régression.

Une qualification reconnue partout – diplômes, expériences, ancienneté – qui emporte salaires, formations et protections.

Pour le temps partiel ? Un droit, pas une punition : retour garanti au temps complet, ou indemnisation du temps perdu.

Et pour les ruptures ? Une compensation intégrale, y compris pour la prévoyance et les congés non pris.

Face aux externalisations et sous-traitances qui fracturent nos collectifs, ce mécanisme brise les logiques de concurrence entre salariés. Mobilité choisie pour progresser, mobilité imposée pour progresser aussi les droits !

C’est la fin de la précarité comme arme patronale.

L’heure de l’action : syndicalisons-nous pour imposer ce statut !

Ce nouveau statut n’est pas un vœu pieux : c’est une revendication brûlante, ancrée dans la lutte de classes. La CGT appelle l’État, garant de l’intérêt général, à légiférer ce socle minimum. Aux négociations, à imposer la loyauté. Aux juges, à sanctionner les abus. Et au niveau européen et international, à progresser les droits fondamentaux contre le dumping social.

Mais rien ne se gagne sans combat ! À la CGT Finances Publiques 49, nous luttons au quotidien pour que ce statut irrigue le service public : pas de fusion sans droits transférables, pas de « transformation » sans voix pour les agents.

Rejoignez-nous ! Syndiquez-vous, mobilisez-vous pour les grèves, les AG, les pétitions. Ensemble, nous ferons plier le patronat et le gouvernement.

Le travail salarié n’est pas une marchandise. C’est notre vie, notre dignité, notre force collective.
Pour un nouveau statut : transférable, inaliénable, victorieux !
La CGT Finances Publiques 49 – Syndicat de combat, pour un service public au service du peuple.

Article publié le 16 novembre 2025.


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