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Collègues,
Assez.
Assez de baisser la tête quand une note absurde tombe d’en haut.
Assez de faire semblant que « l’efficacité » justifie qu’on nous traite comme des numéros interchangeables.
Assez de voir nos missions sacrifiées sur l’autel des objectifs chiffrés, des fusions de services et des plans de départ « volontaires » déguisés.
À la DGFiP, le cadre est devenu une cage. Une cage dorée pour certains cadres qui défendent bec et ongles leur pouvoir, une cage rouillée pour tous les autres : agents de catégorie C qui n’ont plus le droit de parler à un cadre A sans passer par différents niveaux, contrôleurs qui voient leur expertise méprisée, inspecteurs transformés en machines à cocher des cases.
On nous vend la « neutralité » du fonctionnaire pour mieux nous imposer le silence. On nous parle de « responsabilité » pour mieux nous rendre responsables des décisions que nous n’avons jamais prises. Et pendant ce temps, les usagers trinquent, les burn-out explosent, les suicides s’enchaînent, les arrêts maladie s’accumulent et la direction générale se félicite des « gains de productivité ».
Le sens ? Ils l’ont tué. À nous de le ressusciter.
Le sens, ce n’est pas un slogan sur une affichette « valeurs du service public ».
Le sens, c’est quand tu peux regarder un usager dans les yeux et lui dire : « Je vais faire au mieux, parce que je décide avec mes collègues comment on travaille. »
Le sens, c’est quand ton expérience de terrain pèse plus lourd qu’un PowerPoint venu de Bercy.
Et ça, la hiérarchie actuelle le refuse catégoriquement. Parce qu’une administration où les agent·e·s décident vraiment, où la parole circule librement, où on peut dire NON à une réforme destructrice, ça fait peur à ceux qui tiennent les rênes.
Refusons la soumission déguisée en professionnalisme
Rester dans le cadre, c’est accepter que notre vie professionnelle soit vidée de sens au nom de la « chaîne hiérarchique ».
Rester dans le cadre, c’est collaborer à notre propre aliénation.
Sortir du cadre, ce n’est pas rêver d’utopie.
C’est déjà ce qu’on fait quand on refuse collectivement une réorganisation absurde.
C’est déjà ce qu’on fait quand on bloque un service pour défendre un collègue harcelé.
C’est déjà ce qu’on fait quand on impose, par la grève et la mobilisation, que nos alertes soient enfin écoutées.
L’heure n’est plus à la résignation : elle est à la reconquête de notre collectif de travail, respecté et maître de ses choix, à la reconquête d’un service public vivant, humain et au service de toutes et tous, pas des chiffres et des tableurs Excel de Bercy !
Nous exigeons :
La fin de la culture du silence et de la peur du « retour hiérarchique ».
Des collectifs de travail autonomes où chaque agent·e, quel que soit son grade, a voix au chapitre.
Le droit réel de dire non aux réformes qui détruisent le service public.
Une démocratie interne : les agent·e·s décident des méthodes, des priorités, des outils.
Parce que le service public, ce n’est pas une marque déposée par Bercy.
C’est nous.
Et sans nous, rien ne tourne.
Alors collègue, la question est simple :
Tu continues à courber l’échine en espérant que « ça finira bien par passer » ?
Ou tu rejoins celles et ceux qui refusent la fatalité et reprennent la main sur leur travail et sur leur vie ?
Il est temps d’agir pour mieux servir, ensemble.
Il est temps de reprendre le pouvoir sur nos missions.
La CGT Finances Publiques 49 est à tes côtés.
On ne lâche rien.
Contacte-nous. Mobilise-toi.
Rejoins le combat. La force des travailleurs, c’est NOUS !
Seul·e, on est fragile. Ensemble, on est inarrêtable.
Chaque victoire, c’est la force des travailleurs qui l’a arrachée.
Parce que la force des travailleurs, c’est toi. C’est nous. C’est maintenant.
Parce que le service public, c’est nous qui le faisons vivre, ou nous qui le laisserons mourir.
La CGT Finances Publiques 49 est prête. Et toi ?
Article publié le 16 novembre 2025.